
MAMAN SE SOUVIENT.
"A l'âge de deux ans, Alain découvre les joies du “scraboutcha”. C'est ainsi qu'il désigne ses premiers dessins. A cette époque, il prend un malin plaisir à remplir de graffitis tout ce qui se trouve sur son passage. Même les murs de sa chambre. Quand je le retenais de sa main gauche pour le promener, sa main droite esquissait des circonvolutions dans l'air qu'il affirmait être de l'Art. Je ne l'ai jamais contredit, car même si son art m'était totalement incompréhensible, je le trouvais déjà talentueux."
ALAIN POTACHE.
Peu intéressé par les cours de ses professeurs, Alain préfère remplir de croquis les marges de tous ses cahiers. Ainsi, après des humanités péniblement terminées, il s'inscrit à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles qu'il quittera un an après, avec pour seul enseignement celui d'avoir perdu une année précieuse. Autodidacte, il devient ainsi directeur artistique en publicité. Jamais pourtant il n'abandonnera son crayon HB, allant même jusqu'à faire de l'illustration son second métier.
ALAIN TOUCHE A TOUT.
Touche-à-tout, Alain s'essaie à la gouache, à l'huile et aux pastels jusqu'au jour où il découvre l'acrylique et les plus grands formats. C'est un moyen pour lui de dépasser le format de l'illustration qu'il commence à trouver trop étriqué. C'est en triturant son acrylique qu'il découvre la puissance de la matière.
Sur le fil du rasoir, entre le figuratif et l'abstrait, il éclate ses toiles de pigments francs et chauds. Noyés dans la lumière du Sud marocain, ses personnages ne se dévoilent qu'au second regard. C'est dans un parfum de coriandre et de menthe qu'il organise sa première exposition personnelle en 97. C'est un premier succès qui l'encourage à délaisser ses crayons pour un certain temps.
ALAIN REVIENT A LA LIGNE CLAIRE.
Depuis 2005, Alain revient à ses racines, à ses premières amours.
Fils naturel de la Castafiore et du Capitaine Haddock, élevé et nourri à la BD, il assume aujourd'hui son amour pour la ligne claire en combinant son trait d'encre de Chine ou de fusain à l'acrylique. Ses sujets sont aussi divers que notre planète compte de pays. New York, Marrakech, Zanzibar, le Togo ou le Plat Pays qui est le sien. En nous faisant ainsi parcourir notre planète riante, il nous invite à sourire à la vie et à ses petits bonheurs quotidiens. Il faut dire qu'Alain est un grand optimiste!...
ALAIN ET SES REFERENCES.
Prix de peinture au Best European Illustrators en 78
Expositions collectives à Rodeart (Bruxelles) en 93, 94 et 97
Exposition personnelle à la Galerie Baltazar (Bruxelles) en 97
Exposition personnelle à l’Espace Mahaux (Bruxelles) en 2001
Exposition collective à la galerie Enviedart (Paris) en 2002
Exposition collective à Lienart –Galerie Alaerts (Gand) en 2002
Exposition collective chez Any Performance (Bruxelles) en 2003
Exposition personnelle à la Galerie Baltazar (Bruxelles) en 2003
Exposition collective à la Galerie Baltazar (Bruxelles) en 2004
Exposition personnelle à l'hôtel Astoria (Bruxelles) en 2004
Exposition personnelle chez Artispasta (Bruxelles) en 2005
Exposition collective à la Galerie Baltazar (Bruxelles) en 2005
Exposition collective 10 ans de Baltazar (Bruxelles) en 2007
Exposition personnelle à Art Shopping (carrousel du Louvres) en 2007
Exposition personnelle à la Galerie De Cuyper (Bruxelles) en 2008
Exposition collective à la galerie Schortgen (GD Luxembourg) en 2009
Exposition collective au Salon Art on Paper (Bruxelles) en 2010
Exposition collective à l'Affordable Art Fair (Bruxelles) en 2011
Exposition collective au Salon Art on Paper (Bruxelles) en 2011
Exposition permanente à la galerie Image au Carré (Bruxelles)
ALAIN ET LA PRESSE.
«En nous ouvrant les portes du désert, son vert henné, son bleu cobalt et son jaune safran sont autant de clés qui nous invitent à découvrir et à aimer le peuple du Maghreb, comme le voudrait tant l’artiste .»
Le Carnet des Arts (C&B Magazine)
«Modeste mais très jolie leçon de tolérance et d’anti-racisme parfumée au jasmin, au coryandre, à la cannelle et à la menthe.»
Dominique Thibaux-Neuprez (galerie Baltazar)
«Entre la peinture et la bande dessinée, Alain Godefroid a retrouvé ses premières amours à travers une ligne claire qu'il a voulu trop longtemps écarter. Impossible en tous les cas de ne pas être séduit par son univers simple, joyeux et bon enfant, qui nous fait parcourir le monde, depuis son plat pays jusqu'à New York en passant par le Maroc qu'il aime tant. Ses toiles ont un parfum de bonheur trop rare ces derniers temps »
Pascale Petit (Design News)
"Bricoleur d'image, comme il aime à se définir lui-même. Boulimique de la vie, curieux des choses et des gens, altruiste en diable, globe trotteur impénitent,qui promène ses pinceaux aux "cinq" coins du monde, ...c'est sans doute plusieurs vies qu'il faudrait à cet homme pour étancher la soif de ses passions. Mais pour ce touche-à-tout de talent, une vie pleine et réussie est en soi son art à plein temps, et il le vit intensément." (galerie De Cuyper)
"La force d’un sourire.
Il vit avec un crayon à la main car à deux ans déjà il « décorait » les murs de sa chambre. Cet amour du dessin, le monde de l’enseignement n’en découvrira pas l’ampleur. Mais Alain Godefroid se servira de la gouache, de l’huile, du pastel et sans lâcher son crayon, il deviendra directeur artistique en publicité.
Entre figuratif et abstrait et malgré les impératifs du métier, il a été mené vers ses premières toiles bâties avec de l’acrylique et des pigments chauds. Je note ici et là quelque influence du sud marocain mais rien de ce qui se passe sur notre planète ne lui est étranger et les vaches dans les prés sous un ciel bas de Flandre le font réagir tout autant, comme l’est un artiste sensible à la moindre vibration...
Pour la présente exposition le sourire est de mise, celui d’enfants ou d’adolescents d’ailleurs… qu’importe le continent ! L’exposition est une suite de têtes que l’on verrait bien dans une bande dessinée. Quand on est né, comme lui, en 1949, cela signifie avoir été nourri de BD, avoir rêvé en BD et être atteint de la maladie de la ligne claire. Cela signifie aussi exprimer de la chaleur humaine à travers les sourires entrevus, ceux des humains et ceux (plus confidentiels) de la nature. Une récompense au Best European Illustrators en 1978 va littéralement ouvrir la voie aux expositions qui se sont succédées dans des lieux souvent parallèles sauf chez Christine de Cuyper en 2008 ou dans un ensemble chez Schortgen (GD Luxembourg) en 2009 et maintenant chez Image2. Pour ceux qui veulent toujours plus de références : il fut le président du Creative Club of Belgium de 1998 à 2000. Alain Godefroid vous invite à découvrir Notre planète sourit et je souligne à l’attention du visiteur qu’il réserve 25% du produit des ventes au profit de l’Association A future for Togo.
(Anita Nardon /Bruxelles News)